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Poême

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Maîtres

03/12/2016 - Lu 6914 fois
Descriptif des Maîtres
           
                 

                Maître Funakoshi

                       (1868-1957)             

                                         

                          Gichin FUNAKOSHI est le plus illustre des grands Maîtres de l'histoire du Karaté-do.

Il naquit le 10 novembre 1868 à Shuri dans la Préfecture d'Okinawa et décéde le 26 avril 1957 a l'âge de 89 ans . Il étudia le Karaté-dô dès sa plus tendre enfance. Il fut le premier à promouvoir cet art pour lequel il organisa les premières représentations publiques. En tant que président de l'Association pour l'Esprit des Arts Martiaux d'Okinawa, il fut choisi pour représenter le Karaté-do à la première démonstration nationale d'athlétisme à Tokyo en 1922. Ceci eut pour conséquence l'introduction de cet art martial ancestral, d'abord au Japon, puis, plus tard, à travers le monde entier.

Devant l'insistance des autorités japonaises et de ses nombreux amis pour qu'il demeure au Japon, le Maître s'installa à Tokyo. Ainsi, le Karaté-do se développa grâce à l'enseignement qu'il ne cessa de prodiguer. à ses nombreux écrits et aux katas qu'il inventa.

A la fin de sa vie, il fut fondateur et le président du Shotokai. Il insista toujours sur les aspects spirituels du Karaté-do et c'est sous son influence que l'idéogramme désignant le Karaté-do fut changé, le symbole "La main chinoise" devenant "La main vide". C'est ce sens qui est universellement reconnu aujourd'hui.

 

                

                      Les 5 règles de Gishin Funakoshi :



 
Extraites de l’autobiographie de Maître Gichin FUNAKOSHI, voici 5 règles « dont la stricte observation est absolument nécessaire à quiconque désire comprendre la nature de l’art. ».

1. L’entraînement doit être pour vous extrêmement sérieus (…). Par là, je ne signifie pas que vous ne devez être raisonnablement assidu ou modérément appliqué. Je veux dire que vous devez toujours garder votre adversaire à l’esprit, que vous soyez assis ou debout, que vous marchiez ou que vous leviez les bras. Si vous devez frapper en combat, vous devez être convaincu que ce coup sera décisif. Si vous faites erreur, ayez conscience que vous avez perdu. Et soyez toujours prêt à une telle éventualité.

Vous pouvez vous entraîner longtemps, très longtemps mais si vous vous contentez de bouger vos mains et vos pieds, de sauter et de fléchir comme une marionnette, il n’y aura pas beaucoup de différence entre votre Karaté et la danse. Vous n’atteindrez jamais l’essentiel ; vous n’aurez pas réussi à saisir la quintessence du Karaté dô. L’Art demande une discipline aussi rigoureuse que la vie, lutte quotidienne pour la survie. Ne pas miser sur une seconde chance est la condition du succès.

 

2. Entraînez-vous corps et âme sans vous soucier de la théorie. Bien souvent un homme à qui manque cette qualité essentielle de sérieux se réfugiera dans la théorie. D’autres s’écrient avec un soupir de lassitude au bout de deux mois de pratique d’un Kata : « Malgré tous mes efforts, je n’y arrive pas. Que dois-je faire ? » Deux mois ! Comment pourrait-on maîtriser un Kata en deux mois ? (…) Quelle idiotie, vraiment, de se plaindre d’être incapable de maîtriser un Kata au bout de deux mois.

La véritable pratique se passe des mots, il lui faut l’engagement total du corps. D’autres ont maîtrisé le Kata que vous pratiquez. Alors, pourquoi n’y arrivez-vous pas ? Qu’est-ce qui n’est pas juste ? Ce sont les questions que vous devez vous poser. Puis il faut vous entraîner jusqu’à l’épuisement et recommencer encore avec la même intransigeance. Vous oublierez très vite ce que vous aurez appris oralement mais vous vous rappellerez pour le restant de vos jours ce que vous avez appris avec tout votre corps.

 

3. Evitez la suffisante et le dogmatisme. Celui qui parle d’un ton supérieur ou marche en plastronnant dans les rues comme si elles lui appartenaient, celui là ne sera jamais vraiment respecté même s’il possède d’indéniables compétences. Les vantardises d’un incapable sont encore plus absurdes, or, en Karaté, c’est généralement le débutant qui ne résiste pas à se mettre en valeur et à fanfaronner. Il déshonore ainsi non seulement son nom mais aussi l’Art qu’il a choisi.


 

4. Evitez de vous trompez sur vous-même et adoptez le savoir-faire de vos camarades. Quand vous remarquez des points forts chez d’autres pratiquants, essayer de les incorporer à votre propre technique. Et si le débutant que vous observez semble travailler en dessous de ses possibilités, demandez vous si vous même ne manquez pas de sérieux dans votre pratique. Nous avons tous des qualités et des défauts ; l’homme sage cherche à égaler les qualités qu’il trouve chez les autres et à éviter leurs défauts.


 

5. Respectez les règles de la morale dans votre vie quotidienne, en public comme en privé. Et observez ses principes scrupuleusement. Les arts martiaux et plus particulièrement le Karaté Do permettent des progrès assez rapides : certains débutants deviendront de meilleurs Karatékas que leur professeur. (…) L’enseignant risque de tomber dans l’orgueil et d’oublier que le jeune homme auquel il s’adresse (…) non seulement le rattrapera mais le dépassera dans l’Art du Karaté ou dans d’autres domaines de l’existence.

 

 


                                                   

                    

                   Maître Ohshima

                          (1930)                         


                                      
                            Tsutomu Ohshima est le fondateur et "Shihan" (instructeur principal) de Shotokan Karate of America et de plusieurs autres organisations Shotokan dans le monde dont France Shotokan, Canada Shotokan, Suisse Shotokan …

  Maître Ohshima est né le 6 août 1930 et dès l’âge de 5 ans est entré dans l’univers discipliné et rigoureux des Arts Martiaux japonais.
  S’entraînant quotidiennement, il pratiqua le sumo de 5 à 15 ans, le kendo ("escrime" japonaise) de 8 à 15 ans et le judo de 9 à 13 ans.

  Il fut l'élève direct du fondateur du karaté moderne. Maître Gichin FUNAKOSHI avec qui il étudia pendant six ans. L'union réussie de Maître Ohshima avec le karaté Shotokan commença à l'Université de Waseda (Japon) en 1948 à l'époque où il s'entraîne directement sous la direction du fondateur du style Shotokan Maître Funakoshi et ceci jusqu'en 1953. Son entraînement fut également influencé par des seniors essentiels tels que (par ordre d'ancienneté)

  • Hiroshi Noguchi, premier capitaine de Waseda
  • Shigeru Egami
  • Toshio Kamata-Watanabe
  • Todao Okuyama 
  • Matsuo Shibuya 

  Au cours de la promotion "All Japan Sandan" de 1952, Maître Funakoshi a personnellement remis à Maître Ohshima son sandan (troisième degré de la ceinture noire), en l'honorant du plus haut score parmi tous les participants.

  Ainsi en 1952 il est devenu le Capitaine du club de Karaté de l'université de Waseda, travaillant directement avec Maître Funakoshi.

  En 1952 également, Maître Ohshima apporta des changements dans le système d'arbitrage, changements toujours en vigueur dans les compétitions modernes. Cependant pour les karatékas souhaitant participer à ces compétitions, il prévient que cela ne doit absolument pas être vu comme la véritable expression du karaté.

  Il obtînt son diplôme d'Economie de l'Université de Waseda en 1953.

  En 1955, Maître Tsutomu OHSHIMA, un des derniers élève direct de Maître Funakoshi est arrivé aux Etats-Unis pour continuer ses études à l'Université de Californie du Sud à Los Angeles, où, en janvier 1956, il fût la première personne à enseigner le Karaté dans ce pays. Il y créa l'association "Shotokan Karaté of America" association nationale à but non lucratif, et actuellement la plus importante association de Karaté des Etats-Unis.

  En 1957 Maître Ohshima a reçu son godan (cinquième degré de la ceinture noire) des mains de Maître Funakoshi, ce grade est le plus haut décerné par Maître Funakoshi et toujours le plus haut atteignable à France Shotokan et toutes les organisations Shotokan dans le monde.

 Quelques années plus tard, il est venu en Europe et plus particulièrement en France où en 1962, il dirige des cours à la montagne Sainte Geneviève à Paris. Il donna au karaté français les fondements techniques nécessaires à son essor. Il forme ainsi les pionniers du karaté en France et les premiers cadres de la fédération de Karaté à l'époque section de la fédération française de judo.

  Il est le fondateur de l'Association "France Shotokan", créée en 1964, dont l'objet est de promouvoir et de développer la pratique du Karaté-do selon l'enseignement de Maître FUNAKOSHI.


                                                                                                                                                             

 

  Lorsque quelqu'un commence à comprendre quelque chose, à comprendre que la chose la plus importante dans sa vie est de faire face à lui-même et de se regarder en polissant sa mentalité, alors je n'ai plus de souci à me faire. Que les bonnes ou les mauvaises choses arrivent, il pourra y faire face toute sa vie.

  Je ne me place pas d'un point de vue religieux : "Si vous faites de votre mieux, tout ira bien !" Je ne dis pas cela. Même si vous faites de votre mieux, vous pourrez recevoir l'Enfer. Mais il faut toujours croire à son propre esprit et faire toujours de son mieux. Voilà ce qu'il y a de plus beau dans la vie. Le physique, l'âge, n'ont aucune importance : ce qui compte, c'est "l'esprit", la "mentalité"

               Tsutomu Ohshima