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Le Code d'honneur du Samouraï

03/12/2016 - Lu 9781 fois
Les 9 vertus ou Le Code d'honneur du Samouraï




                                       Le code du samouraï

 La pratique du karaté est un sport de combat adapté à tout le monde, nécessitant une très bonne technique, mais également de la patience, de la volonté, et une grosse dose de persévérance. Il permet de s'épanouir physiquement, mais aussi d'adhérer à une "école de vie". Toutes ces qualités se retrouvent dans ce que l'on appelle le code du samouraï, ou les 9 vertus du karatéka. Le code du samouraï est un condensé du Bushidô (la Voie du Guerrier) code d'honneur et de morale traditionnelle qui régit l'ensemble des arts martiaux. C'est le respect formel du code moral que l'on s'est choisi. Chaque pratiquant qui atteint le niveau de ceinture noire 1er dan doit devenir un ambassadeur du bushidô, code d'honneur et de morale traditionnelle qui régit l'ensemble du Budô.

                           ► L'honneur ou Meiyo                                                                                

C'est la qualité essentielle. Nul ne peut se prétendre Budôka (guerrier au sens noble du terme) s'il n'a pas une conduite honorable. Au Japon, les enfants sont élevés avec un sentiment aigu de l'honneur, leurs parents manifestent eux-mêmes un attachement plus grand à l'honneur qu'à la vie. Du sens de l'honneur découlent toutes les autres vertus. Il exige le respect du code moral et la poursuite d'un idéal, de manière à toujours avoir un comportement digne et respectable. Il conditionne notre attitude et notre manière d'être vis à vis des autres.

                              

                                    La fidélité ou Chûsetsu     

Il n'y a pas d'honneur sans fidélité et loyauté à l'égard de certains idéaux et de ceux qui les partagent. La fidélité symbolise la nécessité incontournable de tenir ses promesses et de remplir ses engagements.


                             

                                      ► La sincérité ou Seijitsu                                                      

La fidélité nécessite la sincérité dans les paroles et dans les actes. Le mensonge et l'équivoque engendrent la suspicion qui est la source de toutes les désunions. Lors du salut du karatéka au début et à la fin des cours ou des combats, c'est cette sincérité qui est exprimée. C'est le signe de celui qui ne déguise ni ses sentiments, ni ses pensées, de celui qui veut être authentique.

                                ► Le courage ou Yûki      

La force d'âme qui fait braver le danger et la souffrance s'appelle le courage. Ce courage qui nous pousse à faire respecter, en toutes circonstances, ce qui nous paraît juste, et qui nous permet, malgré nos peurs et nos craintes, d'affronter toutes les épreuves. Le courage est une vertu seulement s’il y a droiture. Courir toutes sortes d'aventures inconscientes, et s'exposer sans raisons justes, n'est pas de la bravoure. La bravoure, l'ardeur et surtout la volonté sont les supports de ce courage.

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                                La bonté et la bienveillance ou Shinsetsu

La bonté et la bienveillance dénotent une grande humanité. Elles nous incitent à l'entraide, à être attentifs à notre prochain et à notre environnement, à être respectueux de la vie. La bienveillance est aussi l'indulgence pour les lacunes et défaillances d'autrui, et un encouragement pour les aptitudes naissantes. Elle inclut l'amour, l'affection pour les autres, la sympathie et la noblesse des sentiments.

                                  ► La modestie et l'humilité ou Shisso              

La bonté et la bienveillance ne peuvent s'exprimer sincèrement sans une certaine modération dans l'appréciation que l'on à de soi-même. Savoir être humble, exempt d'orgueil et de vanité, sans faux-semblant est le seul garant de la modestie. Le risque, pour un karatéka serait de sous-estimer son adversaire. Il est important de savoir apprécier, respecter et aimer la valeur chez les autres, amis ou ennemis, et les prendre pour référence.


                                    La droiture ou Tadashi

La droiture est le précepte le plus incontestable de tout le code du Bushi. C'est suivre la ligne du devoir, sans jamais s'en écarter. Loyauté, honnêteté et sincérité en sont les piliers. Elles nous permettent de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et raisonnable. C'est suivre la ligne du devoir et ne jamais s'en écarter.

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                                    Le respect ou Sonchô    

La droiture engendre le respect à l'égard des autres et de la part des autres. Sans modestie, aucun respect n'est possible, sans respect aucune confiance ne peut naître. Sans confiance aucun enseignement ne peut être donné, ni reçu. Savoir traiter les personnes et les choses avec déférence et respecter le sacré est le premier devoir d'un Budôka, car cela permet d'éviter de nombreuses querelles et conflits. Cette attitude de respect, indispensable dans la vie de tous les jours doit s'étendre au dojo, là ou l'enseignement est donné.


                                    Le contrôle de soi ou Seigyo

Pour un samouraï, laisser paraître ses émotions sur son visage ou dans ses gestes est un manque de force. Le code d'honneur et de la morale traditionnelle enseignée dans les disciplines du Bushidô est basé sur l'acquisition de cette maîtrise. Une grande partie de l'apprentissage du karaté est basé sur cette vertu, car il conditionne l'efficacité du pratiquant. Cela doit être la qualité essentielle de toute ceinture noire. Il rend possible la maîtrise de ses sentiments, de ses instincts.




                                                                                                                             

 

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